La jupe Blizzard : Une tempête de fraîcheur sur les podiums…

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Baptisée Galapagos dans la collection de l’été 2010 à venir, la jupe Blizzard était à l’honneur lors du défilé « So Ethic»  se déroulant au salon du prêt à porter à Paris au début du mois de Septembre.

Découvrez la texture particulière et la douceur du coton bio structuré, douillet et confortable pour l’hiver, léger et aéré pour l’été.

Présentée dans son coloris à venir Passiflora au salon du PAP, sous un top de la marque éthique Tudo Bom?, vous pourrez retrouver Blizzard assortie de nombreux modèles de l’hiver sur notre vitrine ou à la vente sur la boutique en ligne Ethos.

114 comments septembre 23rd, 2009

Ethos lance sa collection Automne-Hiver 2009

Un vent de fraîcheur souffle sur l’univers de la mode éthique !

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Un tourbillon de nouvelles coupes et de couleurs attendent votre visite sur le site internet www.ethosparis.com et sur la boutique en ligne http://www.boutique.ethosparis.com

Cette saison, Ethos vous invite à redécouvrir ses modèles en coton bio et alpaga naturel, sans oublier une ligne complète de vêtements dont les teintures sont 100% végétales !

Parmi les nouveautés 2009, une quinzaine de modèles masculins vous attend dans la collection Ethos Homme désormais en  ligne ! Des gilets et pulls en alpaga, des chemises avec boutons de manchettes, des vestons tendance pour des hommes responsables et stylés !

La petite entreprise de mode éthique a le vent en poupe et le fait savoir : le bureau de style, mené de main de maître par la styliste Johanna Riplinger, décline cette collection en quatre tendances avec des tenues toutes plus attachantes les unes que les autres, et propose cette saison cinq lignes de vêtements : Ethos Coton Bio, Ethos Homme, Ethos Signature, Ethos Alpaga et Ethos Botanic. Craquez pour nos coloris chauds et adoptez le jaune turmeric, la couleur mode de la saison.

Une collection animée dont on retrouve l’énergie naturelle dans le nom des modèles, tous baptisés par un nom de vent. On aura plaisir à se laisser flotter au gré d’une légère Breeze, à être soufflé par un Sirocco ou emporté par un Tornado, mais aussi plongés en plein Blizzard.

N’hésitez pas à faire un tour sur le site, même en coup de vent…

91 comments septembre 9th, 2009

Destination Bolivie : Le quinoa ou « les restes du repas des Dieux »

Les Andes sont le berceau du quinoa. Les Incas le cultivaient sur des terrains en pentes aménagés en terrasses, à plus de 3000 mètres d’altitude, en recueillant l’eau des glaciers grâce à des canaux souterrains et des aqueducs. C’était « le riz des Incas »… Avec les conquistadors espagnols, la culture du quinoa par les indiens fut quasiment supprimée. Cette graine non panifiable  n’avait que peu d’intérêt dans leurs coutumes alimentaires européennes d’autant qu’ils apportaient avec eux la culture de leurs propres céréales ainsi que l’élevage de moutons et de bœufs. Conservée dans la tradition andine malgré cela, la culture du quinoa est aujourd’hui en plein boom, utilisée depuis peu dans la gastronomie occidentale, et sujette à une forte demande.

Mais qu’est-ce que c’est ?

Plusieurs variétés existent et le quinoa a la particularité de supporter des variations climatiques intenses. Adaptée au rude climat de l’Altiplano bolivien, la petite graine a toutes les ressources en elle pour germer dans ces conditions.

Les petites graines rondes de quinoa sont très riches en principes nutritifs, elles contiennent un taux élevé de magnésium, de fer, des vitamines E et C, des acides gras insaturés et essentiels (comme les fameux oméga 3)  et tous les acides aminés essentiels sont présents. Cette teneur en protéines lui confère d’ailleurs une place de choix dans la cuisine végétarienne.

Très digeste et ne contenant pas de gluten, il est bien accepté par les personnes qui connaissent des difficultés digestives ou des allergies alimentaires.

Pour ceux qui doivent contrôler leur taux de cholestérol, c’est un aliment à privilégier car ses acides gras insaturés et ses fibres lui confèrent des propriétés hypocholestérolémiantes.

Le quinoa contient des acides aminés indispensables au bon développement du cerveau et du système nerveux des enfants, de la lysine pour la croissance. C’est un aliment également conseillé pour les touts petits et les nourrissons.

Sa composition en fait un aliment de choix pour toutes les personnes dont les besoins sont accrus en protéines, minéraux et vitamines : sportifs, adolescents, femmes enceintes ou allaitantes (le quinoa est galactogène)

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Dans les magasins bio, vous trouverez le quinoa en petite graine blonde mais aussi d’autres variétés de quinoa rouge ou noir.

Le quinoa en Bolivie

Tous les samedis, sur la place du marché de Challapata, en Bolivie, cultivateurs et acheteurs se retrouvent pour échanger le quinoa. Comme à la Bourse, on y négocie les cours de cette graine typique des Andes. Ce printemps, ils ont battu tous les records : 750 bolivianos (75 euros) le quintal bolivien (46,8 kg), soit plus du double qu’en 2006. La petite «graine d’or», comme on la surnomme là bas (el grano de oro), n’a jamais porté si bien son nom. Et nombreux sont les Boliviens qui rêvent de faire fortune de son négoce. Près de 40 000 familles vivent de sa culture et de sa transformation.

Cependant, le succès du quinoa est sujet à controverse. Le développement récent et très important de sa culture et de sa commercialisation seraient à l’origine de difficultés nouvelles pour les Boliviens.

Depuis quelques années, le quinoa orne les rayons des magasins d’alimentation biologique. Objet d’un boom de la demande remarquable, cette petite graine pose de nombreuses questions sur la durabilité des terres boliviennes où elle est cultivée. Sur le terrain, ONG internationales (Agronomes et vétérinaires sans frontières, SOS-Faim) et politiques œuvrent depuis près de dix ans pour tenter d’enrayer un processus de paupérisation qui semble inéluctable.

Le « quinoa real », seule variété exportable  ne pousse que dans la zone Intersalar, un secteur situé au beau milieu des deux déserts de sel du pays, entre 3 700 et 5900 mètres d’altitude, en terres aymaras. Traditionnellement, on y cultive le quinoa à flanc de montagne. De petits murets de terre, dont on dit qu’ils remontent aux Incas, abritent les cultures du vent et empêchent l’érosion des sols. Dans les plaines, qui sont bien plus soumises aux aléas du gel ainsi qu’aux insectes nuisibles que les versants des collines, on élève plutôt des lamas et des moutons, pour leur laine ou pour leur viande mais aussi pour leurs déjections qui servent d’engrais. Mais, dans les années 60, mécanisation de l’agriculture aidant, la culture du quinoa descend dans les plaines et s’intensifie avec l’appui de l’aide au développement. En 1983, l’Association nationale des producteurs de quinoa (Anapqui) est fondée. Elle se trouve aussitôt des clients comme l’américain Quinoa Corporation ou l’allemand Gepa.

La monoculture intensive, seule à même de répondre à l’accroissement de la demande de production, fait alors rage. Ce processus d’intensification de la culture a des résultats : en 2008, la production bolivienne de quinoa atteint les 23 000 tonnes, dont près de 60 % ont été exportés. Le reste se répartit entre la contrebande vers le Pérou et le marché interne.

Mais cela conduit aussi à des évolutions négatives : érosion éolienne des terres des plaines, perte de fertilité des sols, apparition de nouveaux nuisibles inconnus dans les hauteurs, diminution des troupeaux de lamas et de moutons.

En outre toute l’organisation sociale des paysans aymaras est perturbée. Le succès commercial de la petite graine a en effet suscité des vocations agricoles chez de nombreux descendants des communautés, au détriment des autres ressources économiques habituelles. Manuela Vieira Pak, écologue doctorante à l’Institut de recherche et développement (IRD) dans le cadre du projet Emergence du quinoa dans le commerce mondial (Equeco) précise : «Depuis des temps reculés, la plupart des familles de la région assurent leur vie en combinant plusieurs activités : agriculture, élevage, mais aussi travail dans les mines, commerce, transport.»

Aujourd’hui, ces familles ont opté pour le quinoa, un choix plutôt fragile dans le sud bolivien, soumis à des conditions environnementales extrêmes. Ceux qui sont partis en ville ont beau être loin de leurs terres ancestrales, ils en gardent les droits d’exploitation envers et contre toutes les rivalités intra ou intercommunautaires. Ils peuvent les cultiver à distance, par téléphone et par peones interposés (ouvriers agricoles sud-américains), sans même prendre part à la vie et aux tâches de la communauté. Une scission qui fragilise l’esprit communautaire, mais aussi les autorités, traditionnelles et administratives, qui gèrent les territoires.

Enfin, le développement récent de la demande des pays occidentaux en produits bio et équitables vient accentuer tous ces phénomènes. Ces nouveaux marchés ont renforcé l’intensification de la culture du quinoa, et ce, en dépit des notions élémentaires de gestion du territoire. «A ses débuts, le « bio»  proposait simplement de mieux contrôler le processus de production sur une parcelle sans jamais se poser la question de savoir s’il pouvait dégrader un territoire dans son ensemble, rappelle Sarah Métais, coordinatrice nationale d’Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) en Bolivie. C’est exactement la même chose dans les premiers temps du commerce équitable». Les certifications contribuent à faire monter les cours au marché de Challapata. Leur remise en question s’avère donc nécessaire dans un pays très dépendant de ses exportations, avec des consommateurs étrangers de plus en plus exigeants vis-à-vis des critères du bio et de l’équitable.

Si sur le terrain, les choses s’améliorent avec l’expérience et les efforts des autorités locales, les Boliviens ont rencontré les limites écologiques de leur territoire. Et le gouvernement a beau chercher comment relancer la consommation intérieure de quinoa, cette petite «graine d’or» que l’on disait être les restes d’un repas des dieux, est devenue si chère qu’on la considère désormais en Bolivie comme un produit de luxe. De nombreux Boliviens, qui ne peuvent plus se l’offrir, sont condamnés aux pâtes américaines, bien meilleur marché. Un exemple de plus qui montre que le développement économique des pays du Sud est souvent incompatible avec la manière dont est organisé le commerce mondial. La recherche de pratiques plus justes dans le commerce ne suffit pas, mais c’est bien une démarche globale prenant en compte tous les aspects du problème (notamment les questions sociales et environnementales, très souvent éludées pour des raisons économiques) qui permettra un développement sain et profitable, durable en somme, de ces régions.

121 comments août 6th, 2009

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