Notre Histoire

Notre histoire

 

“Aidez-nous à nous passer de votre aide”.

En 2002, Ann Leroux et sa fille Leslie eurent l’idée lumineuse et intrigante d’utiliser la mode pour changer les règles du commerce international. « Fair Trade, Not Aid », c’est cette phrase toute simple et tellement choc qui les a conduit à développer une activité s’appuyant sur les principes du commerce équitable : elles paieraient au prix juste les matières premières et la fabrication des vêtements, tout en maintenant les critères de qualité requis sur le marché ; elles développeraient les savoir-faire de leurs partenaires au Sud, et participeraient au développement des communautés locales. Mais elles décidèrent également que les vêtements seraient faits uniquement de matières écologiques… C’était une approche totalement nouvelle dans l’industrie de la mode : le commerce équitable était encore embryonnaire et cantonné aux filières nourriture et artisanat. Combiner les deux approches et en faire la base du développement dans le secteur de la mode étaient un vrai challenge pour le secteur !


Simplement solidaire…

 

En voulant se lancer dans ce nouveau modèle de développement, Ethos a rencontré bien des résistances. En 2002, Ann et Leslie se lancent dans un premier tour du monde à la rencontre de partenaires dans les pays du sud et pour trouver les fournisseurs de leurs produits. Elles créent, importent et vendent une première collection de vêtements éthiques qui marque la naissance de la société Ethos, fin 2002.

Aujourd’hui, Ethos Paris est une entreprise florissante, qui propose des collections de plus en plus larges, toujours colorées, pleines de style, et d’excellente qualité, fabriquées exclusivement dans des matériaux naturels et écologiques et dans les règles du commerce équitable.

 

Temps forts

Comment Ethos a vu le jour

Sila Solidarité

Yaneka

 

 

 

 

Temps forts

2002 

Création d’Ethos en Novembre

Premier partenariat avec Madagascar

Voyage d’Ann et de Leslie en Inde et au Népal à la recherche de fournisseurs éthiques

 

2003

Mise en place de la charte sociale et environnementale d’Ethos

Premières importations de vêtements en coton biologique du Kenya, sous le label Oekofair.

 

2004 

Choix des partenaires en Inde pour un commerce équitable sur du coton biologique certifié par le label Eko.

Ethos devient membre de la Plate-forme Française pour le Commerce Equitable.

 

2005 

Choix des partenaires en Bolivie

Ouverture du premier showroom

 

2006 

Johanna Riplinger, jeune styliste designer, rejoint l'entreprise et “revisite” le style Ethos

Lancement de la première collection en alpaga

 

2007 

Lancement de la collection Ethos Signature

La Redoute récompense Ethos à l’occasion de l’Ethical Fashion show : la société obtient une collection en exclusivité sur les sites français et étrangers de la Redoute (automne-hiver 2008/2009)
 

2007/2008 

Lancement de la collection Botanic impressions (teintures exclusivement végétales)

Le principal fournisseur indien obtient les certifications ISO8000 et Ecocert en plus de EKO (CUC/SKAL)
 

2008

120 boutiques distributeurs en France et à l’étranger : Benelux, Canada, Allemagne, Emirats Arabes…

 

2009

Ethos noue un partenariat avec le duo japonais Yaneka. Partage de valeurs et de créations entre le groupe et l’équipe Ethos. En savoir + (2)

 

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Comment Ethos a vu le jour

 

Penser global, agir local

 

L’histoire d’Ethos a commencé dans un petit studio parisien, où Ann Leroux s’installa après avoir vendu sa maison de Picardie. Américaine de naissance, Ann est venue vivre en France avec son mari français. Mais la mort soudaine de celui-ci la poussa à revoir son avenir et elle prit la décision de s’engager dans une cause qui allait devenir la création d’Ethos. « Le choc de perdre mon mari m’a fait tout arrêter et tout reconsidérer, dit-elle. Je me suis sentie poussée vers quelque chose qui serait porteur de sens. »

 

Des motivations humanitaires

 

Le premier pas entrepris par Ann fut de s’engager dans une ONG de sensibilisation sur les dangers de la médication de seconde main, dans les pays en voie de développement. La cause en valait la peine, mais le cadre ONG n’offrait pas à Ann la possibilité d’appliquer les compétences qu’elle avait développé en travaillant, notamment comme cadre pour Essilor International. Finalement, elle change de voie.

 

« J’étais trop pragmatique pour le monde des ONG, et trop idéaliste pour le monde du business comme il se pratique. Je me suis aussi rendue compte que je ne voulais plus travailler pour quelqu’un d'autre. »

 

Un nouveau modèle d’entreprise

 

Ann et Leslie regardèrent les possibilités : était-il possible d’appliquer un business model à une entreprise humanitaire et d’intégrer les deux aspects, d’une manière ou d’une autre ? Ann avait apprécié sa carrière de femme d’affaires mais le monde de l’entreprise était sans pitié. Pouvait-on faire du business, en toute conscience, et avec un cœur ? Leur attention se tourna vers un mouvement de rassemblement qui se passait alors sur le marché international. Le commerce équitable émergeait seulement comme modèle d’entreprise, et ce mouvement semblait rassembler toutes leurs aspirations et leurs idéaux.

 

Elles décidèrent que l’unique manière de faire un commerce équitable efficace était de choisir des produits courants. Parmi les besoins de base, nourriture, vêtements, habitats, elles choisirent les vêtements. Elles créeraient des vêtements originaux et stylés dans le respect des règles du commerce équitable. Les vêtements seraient de haute qualité et prêts à être commercialisés. C’est alors qu’elles firent un nouveau pas en avant : les vêtements seraient également fabriqués uniquement avec des matières écologiques.

 

« Pour nous, commerce équitable et écologie étaient indissociables », explique Ann. Et elle pose la question : comment pourrions-nous nous revendiquer équitables alors que nous permettons l’utilisation de pesticides qui empoisonnent les producteurs et leur environnement, alors que notre modèle d’entreprise vise à améliorer les conditions de vie des groupes marginalisés ? »

 

La main de la fortune

 

Une fois créée Ethos, les choses se mirent en place comme d’elles mêmes. La chance souriait à cette jeune entreprise de commerce équitable. Ann demanda un prêt pour financer le lancement des activités, et l’obtint sans garanties.  

Mais alors que les fondations de l’entreprise étaient bien mises en place, les obstacles se présentèrent. Le premier partenariat avec Madagascar cessa avec le coup d’Etat. Puis un second partenariat au Kenya dut être abandonné. Mais Ann et Leslie étaient si déterminées et travaillaient tellement que la première collection vit finalement le jour.

 

Les désillusions des débuts

 

Ann avait refusé depuis ses premières réflexions l’idée que des gens achèteraient des vêtements éthiques par charité. « Notre première collection n’était pas une réussite ! se souvient Ann. Nous avions travaillé tellement dur pour créer une collection avec du style, et les résultats obtenus étaient très décevants ! les tuniques auxquelles nous avions apporté le plus grand soin ressemblaient à de simples tee shirts. Mais il fallait bien les vendre, d’une manière ou d’une autre, pour couvrir les frais et commencer à rembourser ! »

C’est pourquoi Ann et Leslie décidèrent de rendre elles-mêmes ces tee-shirts uniques. Elles retroussèrent leurs manches, saisirent leurs pinceaux, et peignirent les tee-shirts à la main. « Cette année-là, nous avons vendu pour à peu près 40 000 euros. Juste de quoi couvrir les frais, et rembourser nos emprunts, mais pas suffisamment pour investir dans un salaire ». Leslie repartit donc aux Etats-Unis.

 

Premières leçons

 

Cette première collection fit comprendre à Ann que, pour survivre, Ethos devait s’orienter davantage vers la mode. Et pour la nouvelle collection, Ann employa les services d’un styliste freelance, qui avait travaillé pour des entreprises telles que Jean-Paul Gaultier. Les résultats furent incroyables : la collection contenait 10 modèles, et chaque vêtement fut un succès. La prochaine étape devint alors d’augmenter les ventes en cherchant des fournisseurs capables de produire de plus grandes quantités.

 

Cette nouvelle stratégie fit d’Ethos une entreprise de mode streetwear et sportswear, mais sans aucun compromis par rapport aux principes du commerce équitable et du respect de l’environnement décidés au moment de sa création. La charte sociale et environnementale Ethos vit le jour en 2003 et continue aujourd’hui de régir les choix stratégiques.

 

L’accomplissement

 

Un business model basé sur de tels principes défie les règles du capitalisme tel qu’il est pratiqué, mais Ann se rendit compte que le commerce équitable, quand il est pratiqué de façon sincère et transparente, marche.

 

En 2006 quand la styliste Johanna Riplinger rejoignit l'équipe, attirée par sa philosophie, Ethos prit réellement son envol. "Nous sommes devenus depuis une entreprise de mode éthique accomplie".

 

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Sila Solidarité

 

Passer à l'action

 

En 2000, Ann Leroux et sa fille fondèrent l'association Sila Solidarité. Elles s'étaient inspirées d'un slogan puissant adopté à cette époque par les pays en développement : "Trade, not Aid". Ce concept, au coeur du commerce équitable, promeut l'idée d'un système commercial plus juste. Il concerne à la fois les agriculteurs et les producteurs, et soutient l'idée d'un développement plus durable.

 

Sila Solidarité

 

Plusieurs amis et proches d'Ann Leroux donnèrent un coup de main pour faire éclore le projet. Grâce à leur soutien, Ann et Leslie purent avoir les premiers contacts avec les pays du Sud, leur but étant de trouver des partenaires de commerce équitable. Depuis le début, les objectifs donnés à l'association se voulaient, et étaient réalistes.

 

L'organisation continue aujourd'hui de soutenir les populations ou les personnes marginalisées : en Bolivie, Sila Solidarité a participé à la création d'Altiplaneterre, l'ONG qui produit pour Ethos la collection Alpaga. A Madagascar, Sila a financé la formation des femmes à la technique du crochet. Au Burkina Faso, une coopérative de beurre de Karité a obtenu la certification bio grâce au soutien de l'association. En Equateur, le soutien financier a permis de former un groupe de personnes à la fabrication d'accessoires en laine feutrée. Sila Solidarité va continuer d'aider les producteurs marginalisés à se développer eux-mêmes, en établissant des systèmes plus durables pour la production et la vente de produits.

 

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Yaneka

 

En 2009, Ethos a noué un partenariat exclusif avec le groupe de musique japonais, intéressé et curieux de rencontrer une marque de vêtements dont les valeurs correspondraient aux leurs: respect de l'environnement et de l'homme, style, raffinement, esprit zen et tant d'autres.

 

Yuichiroet Chiyako Maedea forment un duo de frère et soeur, créé au Japon, où leur musique folk envoûtante a rencontré un large succès. Ils ont choisi la marque Ethos pour exprimer leur style et leur esprit.

 

www.yaneka.com

www.myspace.com/yaneka

 


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